2020

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Luca Giordano (1634-1705)

Du 14 novembre 2019 au 23 février 2020 au Petit Palais, Paris

Le triomphe de la peinture napolitaine

Le Petit Palais présente pour la première fois en France une rétrospective consacrée au peintre napolitain Luca Giordano (1634-1705), l’un des artistes les plus brillants du XVIIe siècle européen. L’exposition met en valeur l’exceptionnelle virtuosité de cette gloire du Seicento à travers la présentation de près de 90 oeuvres, tableaux monumentaux et dessins, réunis grâce aux prêts exceptionnels du musée de Capodimonte à Naples, des principales églises de la ville et de nombreuses institutions européennes dont le musée du Prado. Avec l’exposition sur le sculpteur Vincenzo Gemito (1852-1929), cette rétrospective constitue le second volet de la saison que le Petit Palais consacre à Naples cet automne en partenariat avec le musée de Capodimonte.

Commissariat :

  • Christophe Leribault, directeur du Petit Palais
  • Sylvain Bellenger, directeur du Museo e Real Bosco di Capodimonte
  • Stefano Causa, professeur à l’Università degli Studi Suor Orsola Benincasa, Naples
  • Patrizia Piscitello, responsable du département des expositions et des prêts du Museo e Real Bosco di Capodimonte

Exposition organisée avec la collaboration du Museo e Real Bosco di Capodimonte

> LE PETIT PALAIS

Joris-Karl Huysmans critique d’art. De Degas à Grünewald, sous le regard de Francesco Vezzoli

26 novembre 2019 – 1 mars 2020, au Musée d’Orsay, Paris

La maison de joaillerie Bvlgari et l’artiste italien Francesco Vezzoli ont collaboré pour créer une sculpture précieuse, intitulée Tortue de Soirée, dévoilée au Musée d’Orsay pour l’exposition “Huysmans. De Degas à Grünewald, sous le regard de Francesco Vezzoli”. Une rencontre fascinante entre le monde de la haute joaillerie et celui de l’art contemporain.

Une tortue qui possède une carapace sertie de pierres précieuses : améthystes, cabochons de rubellites, de péridots, de citrines et de topazes (43 pierres pour un poids total de 1500 carats), accompagnées de neuf pièces de monnaie de la Grèce Antique. Par ailleurs, un pavage de diamants illumine les partitions de la carapace et accentue le contraste avec les contours bruts du reste du corps de l’animal. Il aura fallu 530 heures de travail aux artisans de Bvlgari pour donner vie au croquis dessiné par Francesco Vezzoli, inspirée par les origines gréco-romaines de la maison et par le roman de Joris-Karl Huysmans A rebours, qui aborde la quête d’hédonisme et d’esthétique absolue.

Ecrivain crucial de la fin du XIXe siècle, Joris-Karl Huysmans (1848-1907) reste un critique d’art mal connu ou mal compris du grand public. Sa contribution à la presse artistique et au débat esthétique fut pourtant aussi décisive que le retentissement de son roman A rebours.

Plutôt féru de Hals et Rembrandt jusque-là, Huysmans a avoué combien sa découverte de Degas, en 1876-1879, fut déterminante. Pourtant, sa critique d’art admet d’emblée la possibilité d’une double modernité. Celle des peintres de la vie moderne et celle des explorateurs du rêve ne s’excluent pas. Manet cohabite ici avec Rops et Redon. Le désir qu’il montre très tôt d’échapper aux logiques de chapelle a sans doute brouillé la perception de ses choix esthétiques.

L’exposition se propose donc de montrer que l’émule précoce de Zola aura secrètement, puis ouvertement, agi en héritier du Baudelaire des Fleurs du Mal. Et le public est ainsi invité à reprendre pied dans un moment particulier de l’art européen et de la sensibilité moderne, à la croisée de la poussée naturaliste des années 1870, du décadentisme des années 1880-1890 et du « retour » aux Primitifs sur fond de renaissance catholique. Il est peu de grands écrivains qui aient été aussi impliqués dans ce vaste mouvement d’époque.

Commissariat :

André Guyaux, professeur de littérature française à l’université Paris-Sorbonne
Stéphane Guégan, conseiller de la présidence de l’établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie

> MUSEE D’ORSAY