CORPORATE

aapertura_reflets_2018_03

L’Eau-forte No 8 : « ONDES »

Photos © Reflets, AAPERTURA, 2019

Pression, électricité et humidité influent sur le comportement d’un grand nombre d’être vivants. Les phénomènes qui y sont liés (l’arrivée de l’orage, les éruptions volcaniques, tout changement météorologique mais aussi les variations lumineuses, sonores, électriques…) ont poussé des hommes du xviie siècle à postuler un magnétisme animal sous la forme d’un fluide. Pour Paracelse ou pour Roger Bacon, la santé était l’état d’harmonie entre microcosme individuel et macrocosme céleste. Lorsqu’un paysage frémit avant l’orage, nous disons la nature inquiète. Voici comment, en 1779, Franz-Anton Mesmer rationalisait cette impression : Un fluide physique emplit l’univers. Ce fluide est une interface pour les hommes, la terre qu’ils foulent, les corps célestes entre lesquels ils gravitent. Ce fluide se répartit dans les corps, et sa canalisation doit être l’objet de la médecine.

Plus généralement, la lumière, le son, les champs magnétiques sont étudiés par la physique sous le terme d’ondes. Ombre et lumière, frémissement, bruits, vagues, éclairs, frictions, battements, vibrations, palpitations, murmures du vent, gazouillis, papillonnements, bouillonnement, trouble, tension sont les ondes physiques, naturelles, que les hommes qui y furent confrontés ont cherché à prédire, canaliser, exorciser.

> Revue L’Eau-forte, Ed.Edisolum